par Yax Ferri Venti
cabaret drag
Ce soir, Yax Ferri Venti fait son cabaret !
Il sera d’abord l’hôte d’une scène ouverte enflammée où toustes les personnes trans, inter et/ou non-binaires qui le souhaitent sont invité·es à prendre le micro, monter sur scène et venir partager un bout de leur talent. Ce sera aussi pour lui l’occasion de vous présenter les kings nouvellement nés de l’atelier drag-king qui aura précédé, et qui vous feront l’honneur de se présenter à vous sous toutes les formes, les couleurs et les pilosités !
Après cette scène ouverte, Yax Ferri Venti vous invitera à découvrir sa propre histoire le temps d’un One Drag Show.
Dans une pièce poétique et militante, avec des touches d’humour tranchante, Yax vous ouvre les portes de son intimité et vous invite à en franchir le seuil.
par Mona LaDoll, Babe Alone, Michelle Tshibola, et Louise BSX
cabaret
Là où la témérité est jonchée de bijoux, le latex est couvert de poésie et où la furie s’écrit jaune sur noir.
Cabaret Furieuse tisse des liens entre l’intime des artistes de cabaret et leur vie sur scène. Il prétend faire se
rencontrer poésie, danse, strip-tease, chant, pole-dance, musique live, plasticité et drag sous couvert du politique
et de l’“anti-cabaret”.
Cabaret Furieuse est singulier par sa création : il né de l’envie et de la curiosité de découvrir ce qu’il se passe si
les artistes sont désacralisés et leurs moyens de création soutenus, mais il né aussi surtout du prétextes d’être
ensemble, en loges et sur scène. Ce spectacle provient des rêves des artistes mais aussi de leur colère. Il se demande
si le cabaret est seulement un spectacle, seulement une performance.
Alors, ici, ce cabaret se performe, les artistes font semblant de jouer et ont comme moteur l’honnêteté. On se costume
pour dire que ça ne va pas, on se montre pour dire que c’est un prétexte et qu’on a besoin de continuer à être ensemble
et que nous serons toujours là demain.
Cabaret Furieuse fait référence aux arts du cabaret et aux identités qu’il abrite mais tutoie aussi l’art contemporain
et le théâtre en questionnant, avec un sourire en coin, ce qui différencie réellement ces milieux.
Avec Maison Furieuse, Mona LaDoll veut organiser une résistance cabarettiste, elle veut nourrir en créant, calmer la
colère ou en faire un cadeau, et retrouver la résilience pour les marges dont est issu l’art cabarettiste…
Au plateau : Mona LaDoll,
Michelle Tshibola,
Grand Gaillard,
Babe Alone
Accompagnement à la mise en scène et direction artistique : Mona LaDoll
Creation musicale et sonore : Louise Bsx
Production : Maison Furieuse
par Léa Rivière
atelier
CEREMOANING c’est un endroit pour deuiller ensemble : un endroit de pratique de deuil collective. Moaning en anglais ça veut dire ‘faire un son long et profond qui exprime une souffrance physique/mentale ou un plaisir sexuel’.
CEREMOANING c’est un moment pour venir geindre/gémir/grogner/pleurer/vagir les un·es avec les autres, être avec l’intrication des joies et des chagrins déployés par la pratique de deuiller ensemble.
La plupart d’entre nous avons peu accès à des lieux/temps pour être avec ce qu’on perd, ce qu’on a perdu, ce qu’on est sur le point de perdre. Nous y avons rarement accès individuellement, et encore plus rarement en communauté.
CEREMOANING c’est un moment pour se rassembler et pratiquer ça. Passer un temps un peu plus lent, un peu plus épais, avec les personnes et les choses qu’on perd et qu’on a perdues, avec la transformation continuelle des relations qui nous lient à elles.
On commence en petits groupes, en petits cercles. Chacun·e choisit une personne/chose qu’ielle a perdue ou qu’ielle est en train de perdre, qu’ielle deuille, et partage l’histoire de leur relation. C’est une façon d’inviter ces proches invisibles, de les inclure dans le groupe, de faire l’expérience de la vivacité de ces connexions : qu’est-ce que cette personne ou cette chose me fait sentir, ressentir, faire, penser, dire, à cet instant ?
Pour la seconde partie, chaque participant·e est invité·e à créer, si elle veut, une cérémonie pour honorer l’importance de ces relations. Chaque personne présente fait partie de chaque cérémonie, en tant que co-faiseur·euse et/ou en tant que témoin.
par Mélodie Preux et Solène Celse
Théâtre
collégiienne =D : une comédie-dramatique en perdition dans l’internet des années 2005.
Quand elle termine son bol de céréales et s’est débarrassée de son petit frère, Zoé peut enfin raconter sur son blog
son Midi 2 Ouf au McDo !!! Dans l’obscurité, à la lueur de l’ordinateur familial, alors que les gifs cœurs clignotent,
les moqueries proviennent de celles qu’on croyait être nos copines. Zoé aimerait disparaitre. La colline de son fond
d’écran comme seul futur désirable.
Participent à la pièce :
Mélodie Preux ( textes, vidéos, interprêtation )
Solène Celse ( co-mise en scène )
par Sabrina Calvo et Moiralien
défilé de mode
Stylisme : Bri
Bijoux : Moïralien
par Aez Pinay
pratique / recherche
Il s’agit d’une prière sonore, commencée et pratiquée sous différentes formes depuis 3 ans. C’est une recherche
artistique et spirituelle autour de la portée transformatrice de l’expression publique du deuil et du chagrin. Une
réactualisation du travail et de la fonction sociale des pleureuses traditionnelles.
Crymetrics IV, or Laments for our wretched est une pratique performative à la fois afrofuturiste et traditionnelle
où le corps endeuillé devient le vaisseau d’un choeur désincarné et l’instrument de composition de chagrins intemporels.
C’est une invitation à faire face à la perte et à honorer, en commun, les vies humaines et non humaines que le monde
capitaliste et colonial s’autorise à sacrifier.
(Cette proposition fait suite à l’annulation du projet initial - Cytokinèse avec Aez et Iris Pinay - par l’artiste
lui même. En réponse à des difficultés de collaboration et au contexte géopolitique actuel)
par Aez Pinay et Iris Pinay
Danse
Cytokinèse (titre provisoire) est une fiction biographique qui met en scène deux adelphes presque jumelles,
deux frères - queer, trans, artistes - dont la similarité questionne les contours de leur subjectivité propre.
Dans cette expérience de la gémellité échouée où l’autre, si semblable à soi, est à la fois un miroir, une part de soi
et une menace. De ce duo qui oscille entre tendresse, fusion cannibale et rivalités fratricides, des entités tierces
émergent de la matière. Ce spectacle chorégraphique s’inspire de matériaux biographiques mêlés à l’exploration des
mythologies gémellaires (européennes et subsaharienne), à l’étude de phénomènes biologiques de cytokinèse* et des
théories d’enchevêtrement cantique (K.Barad).
par Eliara Queiroz
performance
Du Bord Vers l’Intérieur
Cette étude chorégraphique en développement est le fruit de l’exercice de réflexion sur ce qui entre dans les orifices de notre corps.
Observer en particulier l’espace/canal qui se forme entre la bouche et l’anus. Dans cette action j’étudie les possibilités des existences trans/travesties de re-signifier ces organes et d’autres, en pensant la bouche ou l’anus comme un lieu d’affirmation, de transit et de transformation de leurs genres et désirs. Ainsi, j’écoute subjectivement ces espaces internes entre les orifices – qui relient ce qui est à l’intérieur du corps à ce qui est à l’extérieur et aussi inversement -, en examinant comment et quelles réflexions peuvent émerger dans ces déplacements internes.
Cette œuvre fait partie d’une série de trois performances qui composent l’installation chorégraphique Olho D’água : Sob a Argila, A Pedra et O Pó, que l’artiste développe depuis 2017 autour des notions de la fabrication et la réflexion d’un corps en transit.
Elle s’appuie sur : les récits migratoires trans/travestis ; les processus d’urbanisation et de formation des grandes villes ; l’effacement et la formation des identités et des cultures au sein des centres urbains.
Dans le cadre de cette recherche, l’artiste travaille à l’investigation, à la collecte et à l’organisation de matériaux autobiographiques, documentaires et poétiques en danse, vidéo, image et audio.
Elle les compose et les réarrange en fonction des relations qu’elle crée avec chaque territoire/environnement dans lequel elle voyage.
par Eve Magot
atelier
Atelier d’écriture et de danse. Nous vous invitons à venir nous offrir un moment de refuge et de tendresses.
Un espace où nos fatigues, tristesses et colères peuvent prendre place aux cotés de nos désirs, beautés et lumières.
Un temps pour nous faire du bien des manières qui nous appartiennent individuellement et collectivement, écrire, danser,
dire et entendre, se reposer et se recharger.
par Helio Volana, Iris Therasse, et Willow Kohn Bisseck
Performance
Dildo’s Laments – Cérémonie pour un mirage est un seul·e en scène mêlant performance et musique contemporaine.
Convoquant sa propre expérience, Hélio Volana interroge les mécanismes qui, dans une société patriarcale et
majoritairement blanche, assignent les corps perçus comme racisés et queer à des positions ultra-sexualisées ou,
à l’inverse, menaçantes.
Hélio y déambule parmi les vestiges d’un sanctuaire en ruine. Bercé·e par les lamentations d’un chœur de dildos dont
les vibrations font rentrer en résonance les cymbales et les membranes de percussion ; Hélio incarne tour à tour une
série de figures archétypales dans une cérémonie profondément camp.
Cette présentation en avant-première est une étape de travail avant une dernière résidence de création lumière et de
dramaturgie.
La création de la pièce aura lieu le 21 novembre au Générateur (Gentilly, France).
Distribution:
HELIO VOLANA conception, mise en scène, composition, interprétation, scénographie
IRIS THERASSE compositrice associée
ANTONIJA LIVINGSTONE regard extérieur
HENRIQUE OLIVEIRA CARDOSO création costumes
MAUREEN BÉGUIN création lumière
WILLOW KOHN BISSECK assistant chorégraphique (danse sexy)
MARIE DOS SANTOS collaboration scénographique
PRODUCTION DÉLÉGUÉE: La Muse en Circuit
Ce projet est lauréat 2024 du Fonds régional pour les talents émergents (FoRTE), financé par la Région Île-de-France.
Avec le soutien de : La Muse en Circuit (Alfortville), Les Instants Chavirés (Montreuil), La Ménagerie de Verre (Paris),
Le Générateur (Gentilly), Théatre de Vanves (Vanves), Actoral (Marseille).
brunch, marché des créateur·ice·s
Après les premiers jours chargés de plein d’activités et de festivités, on se retrouve au Théâtre de L’Elysée pour
un moment de détente, de rencontres et de partage. Au programme : un brunch, de 11h à 14h, à prix libre, et de 11h
à 16h, un marché de créateurices avec des stands d’assos !
Venez nous retrouver pour bien terminer la semaine, histoire de se remettre en forme pour le reste du festival,
et pour découvrir le travail de plein d’artistes et d’assos trop chouettes.
par Amour Toujours
atelier d'écriture
31 octobre 2025 - 15h-18h (durée: 3h) - au théâtre des Clochards Célestes
Atelier d’écriture animé par Pio du Camion L’Amour Toujours
L’avenir du présent nous parait sombre, les portes de sorties semblent étroites et tout nous pousse vers les dystopies
les plus dures…
Pourtant, nos identités, solidarités et férocités queers nous ouvrent des horizons gigantesques vers d’autres possibles,
d’autres modèles de vies et de sociétés.
On vous propose d’explorer ça ensemble pendant l’atelier à travers des petits jeux et temps plus longs d’écriture,
accompagné.es des récits de SF queer-féministes du camion-bibliothèque, pas besoin de “savoir” écrire.